Rapport de condition
[ERNST]. AURENCHE (M.-B.). LETTRE AUTOGRAPHE adressée à Joë BOUSQUET.
lot n°68 Livres anciens et Modernes
[ERNST]. AURENCHE (M.-B.). LETTRE AUTOGRAPHE adressée à Joë BOUSQUET. Trois pages sur un feuillet double (212 X 132 mm) papier quadrillé, « Vendredi soir [c. printemps 1936] ». JOLIE LETTRE dans laquelle Marie-Berthe AURENCHE (1905-1960) remercie tout d’abord l’écrivain pour un « joli article » qu’il lui a envoyé, évoque la visite de James Ducellier à Paris puis l’achat par Max Ernst d’une « Ford avec laquelle nous allons et venons sans arrêt ! ». Elle projette de partir à Londres avec Max Ernst [à l’occasion de l’Exposition Internationale Surréaliste présentée du 11 juin au 4 juillet 1936 aux New Burlington Galleries à Londres] et espère que le couple Ducellier se joindra à eux : « Ce serait très merveilleux de partir tous les 4. » Elle évoque ensuite l’exposition au Petit Palais [celle des Maîtres de l'art indépendant qui se déroula dans le cadre de l’Exposition Internationale de 1937 à Paris] : « Max a dû vous dire aussi ce que nous avons projeté pour que Max expose à la grande exposition au Petit Palais. Il y a 35 peintres exposant. On vient de nouveau d’en rajouter 2 autres. [Roger] Bissière et je ne sais plus qui… Ce sont des peintres de dernier ordre et il faut absolument que Max ait, si on ne peut pas [obtenir] une salle comme Picasso, Matisse et Derain en ont une, au moins plusieurs tableaux. Il faudrait que vous ayez la grande bonté d’écrire à Monsieur Sarrault [probablement Maurice Sarrault ou son frère Albert] pour cela, car il fait ce qu’il veut et qu’il ne dise pas que c’est trop tard car on a ajouté ces 2 peintres hier – et puis il ne faut pas dire non plus que Max est étranger car il y en a la moitié d’étranger ! ». Elle remercie ensuite Joë pour son aide et ajoute en guise de conclusion : « Je vous demande pardon d’écrire si vite mais Max m’attend pour aller aux Puces acheter des cadres pour ses tableaux qui doivent partir lundi pour Londres – Je vous quitte en vous embrassant de tout cœur ». C’est le réalisateur Jean Aurenche qui présenta sa sœur Marie-Berthe à Max Ernst, peu après son divorce en 1927 avec sa première épouse. Membre actif du groupe des surréalistes, elle collabore aux projets de son mari, notamment pour L'Âge d'Or (1930) de Luis Buñuel et fut photographiée par Foujita, Lee Miller et Man Ray. JOINT : Les Maîtres de l’Art indépendant 1895-1937 – Petit Palais. Juin-octobre. Paris, Éditions Arts et Métiers Graphiques, 1937. Grand in-8 broché. ÉDITION ORIGINALE de ce catalogue d’exposition. Page 81 on relèvera la présence de Max Ernst à cette exposition, salle 20, avec le tableau PAYSAGE.
Estimation : 200 - 300 €